Blogue de Alain Lévesque
Parents version 1.01Égide Royer sur la réussite des garçons :Complément d’information
La semaine dernière, Égide Royer de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval annonçait lors du congrès de l’AQETA 15 mesures pour favoriser la réussite des garçons à l’école.
Je dois dire qu’à titre de parent, Égide Royer avait déjà attiré mon attention à plus d’une reprise par ses publications d’une grande pertinence. Toutefois, la couverture par les médias sa dernière annonce “15 mesures pour favoriser la réussite des garçons à l’école” ne m’a permis de connaitre que certaines des mesures préconisées.
Un courriel plus tard, je vous communique donc la liste complète des 15 mesures ainsi qu’un document de référence (ontario).
Résultats PISA, un lendemain de veille difficile.
Je m’interroge sur l’avenir des prochaines études PISA.
Les changements effectués au sein de Statistique Canada se sont déjà fait sentir en 2010.
En 2010 dans son étude «Regard sur l’éducation» les indicateurs de #ocde présentaient l’influence des parents sur les structures d’éducation http://www.oecd.org/document/35/0,3343,fr_2649_39263238_45917667_1_1_1_1,00.html#d . Cette étude ne présentait pas le Canada en 2010 alors qu’en 2009 le Canada y était représenté. Je note toutefois qu’en 2009 le Canada présentait les données de 2006 soit 3 ans décalage sur les autres pays! Les statisticiens de l’OCDE ont sans doute estimé que ce dernier changement (utilisation d’un formulaire court) était la goutte qui avait fait déborder le vase. L’influence de ce changement n’affectera pas les résultats PISA canadiens, mais leur interprétation ne pourra plus être effectuée avec la même perspective.
PISA semble de plus en plus être un outil de communication publique sans réél influence sur l’établissement d’objectifs en éducation.
Je ne suis pas le seul à noter ce manque, déjà en 2008 le rapport Ménard mentionnait la nécessité de créer une instance nationale de concertation en persévérance scolaire qui aurait le rôle de «Mesurer les résultats et évaluer les projets dans le but de prioriser les actions efficaces et améliorer de façon continue les interventions». Cette mesure n’a pas été retenue évitant ainsi la comparaison avec des référentiels telque PISA.
Aujourd’hui le Québec se compare aux résultats québécois des années antérieures.
Il suffit de lire les petits caractères qui accompagnent les résultats présentés par le MELS pour réaliser la faiblesse des chiffres présentés. Des changements fréquents sur les indicateurs utilisés pour établir les statistiques empêchent un comparatif historique. Une série d’indicateurs de base aurait dû être préservée. Il semble qu’il n’y ait aucune attention portée sur cela.
Les comparatifs avec les autres provinces sont inexacts.
Les autres provinces canadiennes accordent un diplôme d’études secondaire après 6 ans (il n’y a pas de CEGEP). Ainsi, le diplôme Québecois est accordé 1 an plus tôt, mais est comparé avec celui des autres provinces. Le MELS fait mention de cette situation, mais n’a pris aucune mesure pour inclure les chiffres des élèves de première année du CEGEP pour permettre une comparaison adéquate. Ce manque de volonté politique est gênant.
PISA nous offre la possibilité d’établir une information intéressante sur le positionnement du Canada en matière d’éducation. CMEC complète le portrait en raffinant les résultats par province. Au regard des changements au sein de Statistique Canada et de l’utilisation des résultats par le MELS dans l’établissement des objectifs/politiques en matière d’éducation, il y a lieu de s’interroger sur l’avenir de ce genre d’étude.
Au lendemain de ces annonces publiques festives, je sens un malaise tel un lendemain de veille inconfortable.
Le Québec aurait-il oublié que l’évaluation est l’un des piliers de l’éducation? Une stratégie nationale s’impose.
Pas besoin d’études pour comprendre cela
Voici mon mémoire sur le gaz de schiste
À l’invitation du BAPE j’ai présenté un mémoire qui propose 3 recommandations dans le cadre de l’enquête & audience publique sur le développement durable des gaz de schiste au Québec.
Je n’ai eu que 9 nuits pour produire mon mémoire. Mon emploi le jour ne me laisse que mes soirées et mes nuits pour réaliser ce genre de travail. Je dois dire que la somme de travail requise pour produire un mémoire est phénoménale. J’ai dû bien me documenter, contrevérifier, lire les textes de lois & règlements, chercher les meilleures pratiques à travers le monde et finalement forger mon avis et mes recommandations. Mon texte manque de cohérence, mais malgré tout l’approche présentée est novatrice et porteuse d’espoirs pour le Québec.
Au final, peu importe les avis et recommandations présentés au BAPE, j’ai une immense reconnaissance envers tous ceux et celles qui ont comme moi répondu à l’appel du BAPE.
Une semaine avant ma présentation officielle (24 nov. à St-Flavien) voici :
Un ordre professionnel en développement durable pour un essor de
l’industrie des gaz de schiste.
Bonne lecture.
Consultation publique : norme québecoise sur le développement durable.
Depuis avril 2008, je siège sur un comité formé par le Bureau de la Normalisation du Québec. Nous travaillons à l’établissement d’une norme Québecoise sur de développement durable et la responsabilité sociétale. Cette norme non certifiante propose un guide d’accompagnement pour aider les entreprises et organisations à mettre en place des processus de gestion qui adhèrent à la norme.
Notre projet de norme P 9700-021 Développement durable — Prise en compte et application des principes dans la gestion des organisations et des entreprises est rendu à l’étape de l’enquête publique, étape au cours de laquelle le document est soumis à une consultation publique afin de recueillir des commentaires qui seront analysés par notre comité dans le but d’améliorer le document et d’obtenir une norme dont le contenu puisse faire consensus dans le milieu.
Cette norme permettra à la société québécoise de faire un pas de plus dans sa volonté de se développer en respectant un accord entre économie, milieu social et environnement.
La loi québécoise sur le développement durable adopté en avril 2006 «confirme l’engagement des ministères et organismes publics et assure la pérennité de la démarche gouvernementale pour un développement durable.» Ainsi en plus de leur bilan annuel, tous les ministères et organismes doivent présenter un plan d’action de développement durable qui rend compte des résultats de leurs démarches.
La Stratégie gouvernementale de développement durable adopté en décembre 2007 orchestre les plans d’actions du gouvernement ce qui inclut les politiques d’achat de biens et services.
Ainsi lorsque le gouvernement utilisera son puissant pouvoir d’achat, il invitera ses fournisseurs à faire état de leurs démarches en développement durable grâce à la norme proposé ici.
Je suis très fier d’avoir contribué à cette nouvelle avancée de notre société et vous invite à contribuer à votre tour en tant qu’entrepreneur ou représentant d’organisation en présentant vos commentaires. Vous pouvez obtenir une copie du projet de norme ainsi qu’un formulaire de commentaires sur le site Web www.bnq.qc.ca à la section Enquêtes publiques.
Aux plaisirs de vous lire bientôt,
Alain Lévesque
Membre du comité BNQ-21000
Les parents se préparent à répondre à la ministre
Les parents se préparent à répondre à la ministre. J’ai reçu le projet de règlement que la Ministre Courchesne a déposé la semaine dernière. La Fédération des comités de parents nous invite à le consulter et à lui faire connaitre notre avis. Nous avons jusqu’au 12 mars pour bâtir un consensus et présenter la position des parents avant la mise en oeuvre de ce règlement le 19 mars 2010. Le changement du calendrier scolaire, redoublement en secondaire 1 & cours ECR sont touchés par ce règlement.
Je vous invite à me faire connaitre vos commentaires. Cela aidera à alimenter mon travail de rédaction.
Voici quelques liens pour vous informer sur ce règlement:
LeDevoir : http://bit.ly/awm2WL
LeSoleil : http://bit.ly/cLKkd4
Sécurité aux abords des écoles
Le mercredi 27 janvier dernier, je rencontrais le comité sur la sécurité routière de la ville de Québec. Je leur ai présenté un dossier complet (étude externe, recommandations, plan d’action, mesures à étudier & dossier de presse) sur la sécurité aux abords de nos écoles. Je suis heureux que la police passe à l’action aujourd’hui, mais regrette qu’encore une fois il s’agisse d’une intervention ponctuelle.
La véritable solution passe par un programme structuré et récurent de sensibilisation, éducation et répression.
J’ai espoir que mon dossier sera appuyé par le comité de parents, la ville et les écoles. Je vous informe de l’évolution de ce dossier d’ici quelques semaines.
Dans l’attente, vous pouvez lire l’article du journal l’actuel : http://bit.ly/9or8if
Commentaire suite à la publication de l’Institut de la Statistique du Québec
J’ai commenté l’article paru dans le devoir : Diplômes: l’écart anglos-francos perdure
J’ai bien hâte de lire cette étude, car il n’est pas facile d’avoir des informations solides en éducation. La comparaison du Québec avec les autres provinces n’est pas si facile à faire.
Déjà le document de présentation mentionne que les données historiques ne peuvent pas présenter un portrait juste puisque les méthodes ont changé au fil des ans. Cette étude se base donc sur les données de StatCan pour l’année 2006.
De plus, au Québec le diplôme d’études secondaire s’obtient plus rapidement qu’en Ontario où il n’y a pas de CÉGEP. Pour être juste, la comparaison doit utiliser les données d’inscription à la deuxième année du CÉGEP (indiquant que la première année a été réalisée avec succès).
Le rapport Ménard, qui présentait les chiffres de Pierre Fortin économiste, présentait cette problématique et effectuait les ajustements.
Cette étude se joint à d’autres qui semblent toutes indiquer la même tendance : le Québec ne brille pas parmi les meilleurs en éducation.
Réaction à l’article du Devoir sur le classement du Canada en éducation.
Réaction à l’article de Lisa-Marie Gervais, LeDevoir 7 jan 2010
J’ai lu le rapport de l’OCDE et ceux publiés par le MELS ainsi que Statistique Canada tout récemment. Il y a erreur à la fin de votre article. Il ne s’agit pas de 87% des adolescents, mais 87% de diplômés ce qui inclus les adultes. Dans le cas des adolescents (secteur Jeunes moins de 20 ans) au Québec c’est 72% de diplomation et au Canada c’est 79% ce qui inclut également les diplômes professionnels (page 11 du rapport du MELS, page 30 de Stat. Can. et page 60 du rapport de l’OCDE).
Pour ce qui est de la place du Canada, le rapport de l’OCDE nous place sous la moyenne des pays membres et sous la moyenne de pays membres de l’Union européenne (page 46 du rapport de l’OCDE et page 29 du rapport de Stat. Can.).
Il y a beaucoup à dire sur ces rapports et je n’ai que la pause du midi.
Je lirai le rapport du Conference Board ce soir, mais la lecture de votre article me mène à penser que l’on nous présente les chiffres qui nous avantagent ce qui n’est pas le portrait de la réalité.
Voici les liens:
OCDE : http://www.oecd.org/dataoecd/41/26/43636350.pdf
Stat. Can. : http://www.statcan.gc.ca/pub/81-604-x/81-604-x2009001-fra.pdf
MELS : http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/publications/publications/SICA/DRSI/IndicateursEducation2009.pdf
Les parents sont les enfants pauvres de la Génération C
Quel sentiment désagréable que de découvrir des rendez-vous manqués.
En octobre Québec à été l’hôte de 3 événements en éducation :
- Mon enfant 2.0, le 2 octobre à la caserne Dalhousie
- Génération C, le 20 & 21 octobre au Centre des congrès
- Forum d’automne de la fondation de l’entrepreneurship, le 22 octobre à l’hôtel Plaza Québec.
Plusieurs intervenants y étaient, les fournisseurs de bien et services, des élèves, professeurs & directeurs d’école, quelques représentants de commission scolaire et de ministères.
Mais où étaient les parents?
Ce n’est pas un reproche, c’est un constat : Les parents n’étaient pas là.
Les organisateurs de ces événements ont beaucoup de mérite à réaliser ces événements. Ce sont des plateformes de diffusion et d’échange extraordinaire.
Et pourtant de ces 3 événements les parents n’auront occupé qu’une place, celle de ma participation au congrès international Génération C.
À cette occasion, j’ai été le seul représentant de parents présent. Cela à été pour moi une rencontre magnifique, mais à quels prix. J’ai dû réaliser un tour de force puisque encore une fois, j’ai sacrifié des jours de travail et j’ai dû être très créatif pour couvrir les $795 de frais d’admission.
L’implication des parents dans le monde scolaire se fait régulièrement à ce prix.
À titre d’exemple, pendant 3 ans j’ai sacrifié une semaine de mes vacances annuelle pour participer à un comité de la commission scolaire. Des rencontres de jours qui occupent une demi-journée chaque fois.
Écouter, se faire entendre, les parents en ont-ils les moyens.
Il ne se passe pas une semaine sans que j’aie l’occasion d’échanger avec les parents de la commission scolaire de la Capitale. Ce n’est pas l’intérêt qui manque pour le web, ni les choses à dire. Les parents ne sont pas présent simplement par manque de moyens. Moyen financier, moyen organisationnel de s’éduquer à ces technologies puis de suivre ces dossiers.
Je dois dire que la cours est déjà pleine de sujets à traiter et de dossiers à étudier. Les comités de parents et les conseils d’établissements peinent à répondre aux demandes de l’administration scolaire. Ce n’est donc pas de cette structure qu’émergera une solution.
Et si les parents étaient les enfants de la génération C
Lorsqu’un de nos enfant nous enseigne l’utilisation des différents outils vedettes qui fleurissent dans le web 2.0 ( Twitter, Facebook, WordPress, …) on réalise soudain que les rôles sont inversés. Maintenant que nous savons que nous ne savons pas, nous réalisons également que nous avons le mauvais maître.
La compréhension technique y est mais elle ne fait que mettre en évidence le manque de réflexions sur les enjeux et les implications de ces nouveaux outils.
Les projets TIC/web des écoles doivent rejoindre les parents à la maison. Les approches de la génération C : outiller pour apprendre à apprendre et l’enseignement entre pairs sont de bons exemple. Les parents peuvent mettre à profit les mêmes approches et accélérer leurs ascensions au niveau de leurs enfants. Cela devient nécessaire pour permettre une conversation crédible qui nous place tous sur le même terrain de jeux. Celui qui se situe au niveau suivant.
Jouer dans la cours des grands
Inclusion des parents doit-être l’une des réalisations de l’après Génération C.
S’il n’y a pas un élan mutuel pour se rejoindre, les C et leurs parents risquent de se retrouver autour de la mauvaise table. Les mauvais sujets ne manquent pas : cyberintimidation, sextos, prédateur sexuel, …
Pour jouer dans la cours des grands, les C doivent être élevés.
L’une de mes grandes surprises au congrès Génération C est l’importance de l’éthique et de la transmission des valeurs (voir mon futur billet sur ce sujet). Bien que l’école et la religion participent à cette conversation, ce sont les parents qui ont cette responsabilité. Élever un enfant c’est élever son esprit. C’est ainsi que l’on devient grand.
La balle est dans notre camp.
En faisant des parents les enfants pauvres de la génération C, ce sont toutes les conversations qui lanceront les réflexions sur nos demain qui s’appauvrissent.
L’inclusion des parents dans cette nouvelle génération doit être un trait marquant qui la caractérise.
À nous de jouer maintenant.
Fin du Congrès Génération C
C’est fait!
Je suis maintenant de retour du congrès Génération C.
J’ai rencontré des gens exceptionnels (de tout âge), j’ai goûté à des idées bien mûries.
Suite à ce BANQUET, je prendrai sous peu la plume Apollodore pour vous en faire le récit.
